vers une ville comestible

> rendre la ville comestible

Vergers Urbains est une association qui a vocation à rendre la ville comestible en impliquant les citadin.e.s dans ses projets. Rues, trottoirs, pieds d’immeuble, toits, friches, balcons : au-delà de simples ornements, notre objectif est de valoriser ces espaces verts en les rendant comestibles, à travers une appropriation collective et non exclusive par les résident.e.s.
L’association Vergers Urbains a été créée en 2012 dans le 18ème arrondissement de Paris par un collectif ayant pour but de rendre la ville comestible, par un large éventail de modes d’action.
L’association est composée d’un noyau dur d’une trentaine de personnes, dont 10 membres du Comité Associatif, 10 salarié.e.s, 5 apprenti.e.s, 3 volontaires en services civiques mutualisés, 3 stagiaires, 6 prestataires membres de l’équipe. Une quarantaine de bénévoles est par ailleurs régulièrement impliquée dans les activités de l’association.

Plus de 200 projets

La « ville comestible » est un concept développé par l’association Vergers Urbains depuis plus de cinq ans, à travers diverses interventions dans les espaces communs de la ville, sur l’espace public ou les espaces collectifs.
L’activité de l’association a débuté au sein du quartier de la Chapelle à Paris, pour s’étendre au-delà du 18ème arrondissement. Vergers Urbains compte aujourd’hui plus de soixante-dix projets à son actif : chacun questionne la place de l’agriculture et de la nature dans ces espaces communs urbains, ainsi que la place des citoyens dans la mise en valeur de leur quartier, à travers des actions participatives relevant d’un fort enjeu social.

L’implication des habitant.e.s est toujours au cœur de la démarche de l’association et la condition nécessaire à la pérennité de nombre des projets. Ainsi, les séances de mobilisation, de co-conception et d’animation permettent aux citadin.ne.s de se réapproprier l’espace public.

Rôle de l’arbre fruitier en ville

L’arbre fruitier a forgé l’identité de l’association et constitue le meilleur outil pour transformer le regard des citadin.ne.s sur l’environnement urbain et susciter une réappropriation de la ville par le plus grand nombre. L’arbre n’est jamais isolé, il est parfois un prétexte, ou un vecteur, pour questionner sur la nature en ville, l’alimentation, ou le rôle des communs. Avec une très faible emprise au sol, il a un fort impact à la fois sur l’espace (le cadre de vie), sur l’écosystème urbain (lutte contre les îlots de chaleur urbains, augmentation de la biodiversité, captation du carbone, création de biomasse etc.), sur la santé (production saine et locale) et sur les liens sociaux.

En effet, les arbres fruitiers sont générateurs d’interactions entre les citadin.ne.s. Ils provoquent des moments de convivialité autour de leur plantation, des récoltes, de la cuisine ; ils permettent de sensibiliser les habitant.e.s sur la question d’une alimentation saine et locale ou encore d’apprendre diverses techniques horticoles telles que la taille ou la greffe d’arbres.

Valoriser les communs

Vergers Urbains s’attache également à valoriser les communs en développant une alimentation accessible à tous ou en créant des espaces d’expérimentation et d’échange au cœur de nos centres urbains. L’association développe cette ambition à travers la création de tiers lieux, notamment avec le collectif Babylone. Cette collaboration a donné lieu à des espaces hybrides où se croisent jardinage urbain à dominante récréative et maraîchage bio-intensif, développant une agriculture du troisième type.
Vergers Urbains s’est déjà impliqué sur près d’une centaine de sites qui ont à chaque fois donné place à un nouveau paysage comestible, ouvert et interactif. Une quarantaine d’autres sont en cours, aux dimensions diverses (de 1,5m² à 8000m²) : friches urbaines, rues, pieds d’arbres, écoles, recoins, toits, places, jardins ou vergers partagés, jardins mobiles, pieds d’immeuble, esplanade, squares… pour la plupart avec leurs propres collectifs d’habitant.e.s.
C’est à travers ces espaces ouverts et collaboratifs que Vergers Urbains imagine et expérimente une ville comestible et résiliente, avec une bonne dose d’utopie (mais réaliste et concrète !)