Projet

Historique

En plantant des fruitiers, sous toutes leurs formes (poiriers, pommiers, framboisiers, fraisiers, groseilliers etc.) et au cœur de Paris, l’association Vergers Urbains s’est engagée dans de multiples actions visant à transformer la ville tout en impliquant les citadins, pour faire face à un environnement urbain de plus en plus artificiel et normé…

Vergers Urbains est née il y a 3 ans, portée par un collectif avec pour principal objectif de rendre la ville comestible, partout où cela est possible: les rues, les trottoirs, les pieds d’immeubles, les toits, les friches, les balcons etc. Pour que chaque espace vert ait une utilité autre que de simplement être regardé, que chaque espace public laisse place à une appropriation collective et non exclusive, et pour que les délaissés urbains ne le soient plus, l’association en fait l’objet d’une valorisation « comestible ».

Les fondateurs de Vergers Urbains font partie pour la plupart du mouvement des « villes en transition », de la permaculture et sont investis dans des jardins partagés parisiens. Notamment impliqués dans ceux du quartier la Chapelle et de la Goutte d’or (Paris 18e) ils ont eu la volonté de sortir du monde souvent clos (ou du moins clôturé) des jardins partagés pour investir plus largement l’espace public ou d’autres espaces collectifs.

Rôle de l’arbre fruitier en ville

L’arbre fruitier constitue pour nous le meilleur outil pour transformer le regard des citadins sur l’environnement urbain et susciter une réappropriation de la ville par le plus grand nombre. Avec une très faible emprise au sol, il porte en effet un impact fort à la fois sur l’espace (le cadre de vie), sur l’écosystème urbain (lutte contre les îlots de chaleur urbains, augmentation de la biodiversité, captation du carbone, création de biomasse etc.), sur la santé (production saine et locale) et sur les liens sociaux.

Ces arbres, contrairement aux platanes ou autres arbres d’alignement habituels, sont générateurs d’interactions, en créant différents moments, de convivialité (plantations, récoltes, cuisine, etc.), de sensibilisation (sur l’alimentation saine et locale par exemple), ou apprentissage (taille, greffe, etc.).  C’est justement pour mettre en avant cet aspect que l’activité de l’association s’est fortement orientée vers la plantation d’arbres sur l’espace public, généralement hors-sol faute d’espace en pleine terre (saine et non polluée), dans des bacs ou  bancs bacs (ba(n)cs). C’est-à-dire que les plantations deviennent parfois prétexte pour créer des espaces d’interaction, où l’humain retrouve autant sa place que le végétal.

C’est l’ensemble de ces bénéfices, sociaux ou écologiques que nous mettons en avant lors de chaque projet. Les différents bénéfices portés par les arbres fruitiers supposent la mise ne œuvre de compétences variées (paysagistes, urbanistes, architectes, jardiniers, animateurs sociaux, …) mais surtout une forte implication des habitants et usagers de l’espace public dans les projets. C’est en participant à ces projets que les citadins reprennent leur pouvoir d’action sur leur environnement proche. L’acte de plantation n’est bien souvent que la partie visible des projets, où les phases de mobilisation, de co-conception, de suivi et d’animation comptent tout autant si ce n’est plus pour réinvestir l’espace public.

Pépinières

C’est pour enclencher un mouvement plus profond que le projet « 1000 arbres pour le climat » a été imaginé. Il ne s’agit pas de corroborer à une politique du chiffre, mais de donner des moyens d’action aux parisiens, en développant les ressources (à la fois techniques, spatiales et végétales) leur permettant de rendre leur quartier comestible. Ces 1000 arbres fruitiers permettront de donner naissance à une dizaine de pépinières fruitières dans plusieurs quartiers, où chacun pourra planter, semer, multiplier, greffer les arbres fruitiers… Ces pépinières, gérées de manière collective et accompagnées par l’association Vergers Urbains constitueront des lieux ressource qui permettront à chacun d’influer sur le climat tout en se réappropriant son cadre de vie et son alimentation.

Valoriser les communs

Au delà de ces pépinières ressources, c’est aussi une valorisation des Communs que nous souhaitons porter en développant une alimentation accessible à tous au cœur de nos centres urbains ou même des espaces d’expérimentation, d’expression ou tout simplement d’échange. C’est à travers des tiers lieux, imaginés notamment avec le collectif Babylone que l’association développe cette ambition: créer des espaces hybrides où se croisent les compétences, les projets, et où se développe une agriculture du troisième type, située entre le jardinage urbain à dominante récréative et le maraichage bio-intensif.

Vergers Urbains s’est déjà impliquée sur près de 35 sites qui ont à chaque fois donné place à un nouveau paysage comestible, ouvert et interactif, une trentaine d’autres sont en projet, aux dimensions diverses (d’1,5m2 à 8000m2): friches urbaines, rues, pieds d’arbres, écoles, recoins, toits, places, jardins ou vergers  partagés, jardins mobiles, pieds d’immeuble, esplanade, squares, … pour la plupart avec leurs propres collectifs d’habitants.

C’est à travers ces espaces ouverts et collaboratifs que nous imaginons et expérimentons une ville comestible et résiliente, avec une bonne dose d’utopie (mais réaliste et concrète!).

 

Arbre fruitier en ville copy

Objectifs

L’apport des vergers sera multiple, il va au delà de l’apport nutritionnel :

  • ·Produire localement de la nourriture;
  • ·Sensibiliser à l’alternance des saisons, développer un nouveau rapport à la nature et à ses ressources, y compris en milieu urbain dense;
  • ·Développer les rencontres, les échanges, autour des moments de plantation et des récoltes;
  • ·Favoriser la conservation, la diffusion de variétés anciennes et plus généralement la biodiversité;
  • ·Qualifier l’espace, apporter le végétal au coeur de la ville;
  • ·Capter le CO2, améliorer la qualité de l’air, du climat urbain (rafraîchir la ville) ;

objectifs

Nos interventions

  • accompagnement des collectivités dans la mise en œuvre du concept ville comestible,
  • création / ou restauration de vergers,
  • accompagner les citadins dans leurs projets de jardin collectif, ou végétalisation (comestible),
  • mobilisation / participation des habitants dans l’espace public ou dans leur environnement proche,
  • organisation d’événements, animations ou ateliers pratiques,
  • conception / création / création de jardins collectifs ou partagés, inspirés de la permaculture.
  • organisation de formations autour de l’arbre fruitier en ville,
  • animation auprès des écoles,

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6 réponses à Projet

  1. Je trouve l’idée formidable .Je me sens particulièrement concernée car je suis créatrice de compotées et chutneys et j’utilise des fruits bio , de saison ,et parfois (dès que possible) cueillis dans les jardins.Qui sait s'(il n’y aurait pas la possibilité d’un partenariat un jour?)
    En attendant un grand bravo pour l’initiative!
    Bonne journée
    Frédérique Defranchi

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