Le Projet

Historique

L’association Vergers Urbains a été créée en 2012 dans le 18ème arrondissement de Paris par un collectif ayant pour but de rendre la ville comestible, par un large éventail de modes d’action.

Les fondateurs de Vergers Urbains sont investis pour la plupart dans le mouvement des « villes en transition » et la permaculture. Ils ont eu la volonté de sortir du monde souvent closdes jardins partagés pour investir plus largement l’espace public ou d’autres espaces collectifs.

Parvis de l’hôtel de Ville, Forêt fruitière mobile, 2012

Objectifs

L’association vise à développer des écosystèmes comestibles intégrés et participatifs et accompagne les porteurs de projet (aménageurs, collectivités, propriétaires…) ou partenaires dans les différentes étapes de leurs projets, depuis la définition de la stratégie, l’étude de faisabilité ou la programmation jusque l’animation du projet, en passant par la conception paysagère ou l’encadrement des chantiers.

Objectifs :

  • Développer une stratégie de valorisation des espaces  au service d’une production alimentaire et de services écologiques collectifs,
  • Répondre aux enjeux de la résilience, intégrant tant les enjeux alimentaires, énergétiques, sociaux et économiques,
  • Mettre en place une agriculture inspirée de l’agro écologie, en permaculture, suivant une démarche participative et reproductible, complémentaire avec l’agriculture périurbaine.

VU n’a pas de modèle préconçu et s’adapte aux besoins, au contexte pour aboutir à des projets sur mesure, qui ont en commun la multifonctionnalité, une inspiration des écosystèmes naturels (notamment la permaculture) et une volonté d’inclure les futurs usagers ou habitants.

Nous intervenons ainsi sur des projets de fermes urbaines, de Tiers Lieux, jardins participatifs sur toiture ou terrasse ou sur la création de paysages comestibles.

L’agriculture est pour nous à la fois une fin (la production alimentaire) et un vecteur permettant de contribuer à la résilience urbaine, en valorisant les différents services écologiques ou sociaux qui peuvent en découler, notamment en mettant en œuvre des animations, ateliers ou espaces partagés au plus près des habitants ou usagers, vecteurs de sensibilisation sur l’écologie et les enjeux alimentaires

Zoom 1 : Rôle de l’arbre fruitier en ville

L’arbre fruitier a forgé l’identité de l’association et constitue le meilleur outil pour transformer le regard des citadins sur l’environnement urbain et susciter une réappropriation de la ville par le plus grand nombre. L’arbre n’est jamais isolé, il est parfois un prétexte, ou un vecteur, pour questionner sur la nature en ville, l’alimentation, ou  le rôle des communs. Avec une très faible emprise au sol, il a un fort impact à la fois sur l’espace (le cadre de vie), sur l’écosystème urbain (lutte contre les îlots de chaleur urbains, augmentation de la biodiversité, captation du carbone, création de biomasse etc.), sur la santé (production saine et locale) et sur les liens sociaux.

En effet, les arbres fruitiers sont générateurs d’interactions entre les citadins. Ils provoquent des moments de convivialité autour de leur plantation, des récoltes, de la cuisine ; ils permettent de sensibiliser les habitants sur la question d’une alimentation saine et locale ou encore d’apprendre diverses techniques horticoles telles que la taille ou la greffe d’arbres.

Afin de mettre en valeur les bénéfices que portent les arbres fruitiers, l’équipe de Vergers Urbains fait appel à des compétences diverses : paysagisme, urbanisme, architecture, agronomes, jardinage, animation. L’implication des habitants est toujours au cœur de la démarche de l’association et la condition nécessaire à la pérennité de nombre des projets. Ainsi, les séances de mobilisation, de co-conception et d’animation permettent aux citadins de se réapproprier l’espace public.

Zoom 2 : Valoriser les communs

Vergers Urbains s’attache également à valoriser les communs en développant une alimentation accessible à tous ou en créant des espaces d’expérimentation et d’échange au cœur de nos centres urbains. L’association développe cette ambition à travers la création de tiers lieux, notamment avec le collectif Babylone. Cette collaboration a donné lieu à des espaces hybrides où se croisent jardinage urbain à dominante récréative et maraîchage bio-intensif, développant une agriculture du troisième type.

Vergers Urbains s’est déjà impliqué sur près d’une centaine de sites qui ont à chaque fois donné place à un nouveau paysage comestible, ouvert et interactif. Une quarantaine d’autres sont en cours, aux dimensions diverses (de 1,5m² à 8000m²) : friches urbaines, rues, pieds d’arbres, écoles, recoins, toits, places, jardins ou vergers partagés, jardins mobiles, pieds d’immeuble, esplanade, squares… pour la plupart avec leurs propres collectifs d’habitants.

C’est à travers ces espaces ouverts et collaboratifs que Vergers Urbains imagine et expérimente une ville comestible et résiliente, avec une bonne dose d’utopie (mais réaliste et concrète !).

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