Parisculteurs | quelle agriculture pour Paris?

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La ville de Paris lance l’appel à projet les Parisculteurs, qui vise à mettre à disposition 47 sites pour des porteurs de projets, pour la plupart en toiture. Vergers Urbains (tout comme Toits Vivants et le collectif Babylone) fera partie des candidats, ou du moins accompagnera des porteurs de projets pour développer une certaine approche de l’agriculture urbaine.
Cultiver sur un toit ou hors sol n’est en effet pas pour nous un but en soit mais un moyen d’accroître la résilience de la ville et contribuer à la rendre comestible, en intervenant sur l’écosystème urbain tout en impliquant habitants et / ou usagers. Nous nous impliquerons dans des projets qui iront dans ce sens en ne misant pas uniquement sur une logique économique de production, d’image ou de communication mais sur une logique qui intégrera des problématiques écologiques, de transformation du cadre bâti, de biodiversité, d’économie circulaire ou d’inclusion sociale.
Nous éviterons les projets qui supposent des consommations d’énergie (sans oublier les énergies humaines) ou dépenses disproportionnées par rapport aux bénéfices (écosystémiques ou sociaux) rendus, alors que des solutions simples, sobres mais à fort impact (voir même très productifs) permettraient de valoriser de nombreux espaces délaissés, se réapproprier des pieds d’immeubles, ou économiser les sols.
Puisque l’agriculture urbaine représente pour nous un outil multifonctionnel et multi facette, qui permettra tant de produire localement de la nourriture, créer des liens, agir sur le climat urbain, sur la qualité de l’air que d’améliorer le paysage urbain. C’est une approche de l’agriculture à la fois sociale et naturelle, inspirée de la permaculture et portée par des habitants. C’est de cette multifonctionnalité que dépendra notre modèle économique, qui sera celui d’une agriculture urbaine du troisième type, hybridation entre le modèle des jardins partagés et collectifs et le modèle d’une agriculture bio-intensive.

Soyons réaliste, gardons les pieds sur terre… avec la tête dans les nuages.

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