Les nouvelles enclosures urbaines #1

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http://lemonde.fr/societe/article/2016/12/23/en-ile-de-france-des-grilles-pour-empecher-les-migrants-de-s-installer_5053191_3224.html

Cet article met très bien en évidence la menace qui pèse actuellement sur l’espace public, dans le Nord Est Parisien, où mobiliers et installations diverses sont mis en œuvre pour lutter contre l’installation des migrants.
Contrairement à ce qui est évoqué en fin d’article, Vergers Urbains, déjà très présent sur l’esplanade Nathalie Sarraute a en effet été sollicité, mais n’a jamais donné son accord pour que son mobilier soit intégré dans l’installation des Petites Gouttes.
L’association a aussi été sollicitée pour « occuper l’espace » sur l’avenue de Flandres et réaliser une ferme urbaine!. Ce sont au final des terrains de sport qui occupent cet espace (derrière les grilles). Ce n’est pas la vocation de Vergers Urbains de mettre en place des dispositifs d’exclusion ou « contre-usage », mais au contraire de mixer les usages, créer des liens et lutter contre ces nouvelles enclosures urbaines en développant des espaces ouverts.
Plus généralement, ce n’est pas la vocation de l’agriculture urbaine de développer une logique d’exclusion au service de la gentrification des quartiers contrairement à ce que peut laisser entendre l’article.
C’est l’occasion de rappeler la menace qui pèse sur la placette « Toit&Joie » (http://vergersurbains.org/appel-a-projet-reinventons-la-placette/) où l’association est prise en porte-à-faux entre une volonté (des riverains et du bailleur propriétaire) de fermer l’espace (c’est à dire résidentialiser), et une volonté de laisser cet espace ouvert et partagé. Ce sont les modes de gestion des communs urbains qui sont ici en jeu.

Paris, mis à l’épreuve de l’hospitalité

Les mobiliers réalisés par Vergers Urbains intègrent autant que possible des bancs, pour que l’humain y trouve autant sa place que le végétal et développer une fonction d’accueil et rencontre, à contre courant de la logique actuelle de suppression de tout ce qui peut servir d’assise. Après la suppression des bancs, ou la pose de galets anti-sdf sur ce qui aurait pu servir d’assise, on arrive dorénavant tout simplement vers la suppression de l’espace public (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple).

https://villepermaculturelle.wordpress.com/2016/04/23/vers-une-ville-asseyable/

http://vergersurbains.org/pour-vergers-urbains-toutes-les-occasions-sont-bonnes-pour-installer-des-bancs/

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