Le Concours des Urbiculteurs a accueilli sa première classe

« Nos jeunes urbiculteurs faisaient tout juste germer les premières idées autour de leur potager de classe que d’autres ont choisi de semer la terreur sur le sol parisien. Les premières mesures décidées par le Rectorat de Paris nous sont parvenues ce matin: les voyages, les sorties scolaires et les déplacements d’élèves sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Nous devons donc suspendre les ateliers d’agriculture urbaine pour le moment…
 L’équipe d’Universcience, de Natureparif et des Agitateurs de Sciences ».

http://agricultureurbaine-idf.fr/nouvelles/le-concours-des-urbiculteurs-accueilli-sa-premiere-classe

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Par une matinée de novembre un peu fraiche et humide, la première classe à participer au Concours des urbiculteurs avait rendez-vous sur le toit de la Cité de la Mode et du Design. Sur ce lieu, a été aménagée l’été dernier, l’installation « Living Roof » dans le cadre d’une résidence d’agriculture urbain, avec le Collectif Babylone.
Composé d’architectes, urbanistes,écologues, arboriculteurs, ingénieurs, jardiniers, agronomes, permaculteurs et d’associations comme Zone AH, Vergers Urbains, Synterrae, Miel de Quartiers …celui-ci y présente un démonstrateur d’agriculture urbaine sur supports hors sol, à travers des dispositifs modulaires, multifonctionnels et intégrés.
Pendant près de deux heures ce jeudi 12 novembre, la classe de seconde du Lycée Jacques Brel de La Courneuve en Seine-Saint-Denis a donc pu découvrir ces différentes facettes de l’agriculture urbaine et commencer à imaginer un projet de potager dans son lycée.

D’autres étapes suivront, quand au Living Roof, il devrait accueillir de nouvelles classes participant au Concours des Urbiculteurs.
Ce Concours  est organisé par la Cité des Sciences et de l’Industrie, Agitateur de Science et Natureparif.
Il propose au public scolaire et aux enseignants de créer un potager dans l’enceinte de leur établissement en les accompagnant avec des animateurs et professionnels de l’agriculture urbaine jusqu’au 18 mai 2016, date de la remise à la Cité des Sciences, lors de l’ouverture de la Fête de la nature

Hommage

Quentin

Vergers Urbains et le collectif Babylone ont perdu une de leurs forces vives. Quentin Mourier était au Bataclan. Il était plein de ressources, d’énergie, d’engagement, d’humanité, d’initiatives. Il nous a accompagnés sur de nombreux projets : le Living-Roof, le Tiers Lieu Mobile (Cube), Gens de Cottin, participation au festival Irrueption, Jardin des deux Laurier, une friche du quartier La Chapelle, un atelier de construction participatif hebdomadaire avec la Maison Des Ensemble (12è), Réinventer Paris, le projet Babylone 21, ainsi que plusieurs autres projets faisant la synthèse entre architecture, enjeux sociaux et agriculture urbaine.

Il nous manquera. Mais nous ne lacherons rien.

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La rue ernestine et ses recoins

Un des recoins de la rue Ernestine (Paris 18) laisse place  à un nouveau jardin, partagé et géré par plusieurs riverains. Sur ce bout de trottoir d’1,5m2 ombragés vont pousser houblon, framboises, groseilles, mélisse, fraises des bois, fougères, Laurier sauce, campanules, et bien d’autres encore (petite pervenche, alchemille, Lysimachia etc.).

Reportage complet ici : https://collectifculturesurbaines.wordpress.com

 

 

Montereau, ville comestible?

Le 7 Mars marquait l’ouverture du forum sur l’alimentation et l’agriculture à Montereau.

Au programme :  animatAffiche définitiveions autour de l’agriculture urbaine, du gaspillage alimentaire, sur la santé ou la découverte des productions locales.

• 15h : Conférence de Henry Bureau, Vice-président de l’Université Populaire de Permaculture. Présentant l’expérience qu’il mène à Albi avec les Incroyables Comestibles, en s’inspirant de la permaculture, montrant ainsi ce qu’il est possible de faire de même à Montereau.

• De 14h à 17h : Sitôt dit, sitôt fait : réalisation d’un jardin potager en Lasagne !  animé par Vergers Urbains.

Au menu de cette butte potagère : tontes de gazon (NB : si vous n’en avez pas à dispo, vous connaissez sans doute quelqu’un qui a une tondeuse, et ou une pelouse, ces deux éléments sont souvent très proches l’un de l’autre), bois morts ou branchage, broyat, carton, cagettes, compost, terre, en couches alternées (brun / vert, autrement dit Carbone / Azote), avec éléments grossiers en bas et éléments plus fins ou matures en haut de la butte).

Pourquoi une butte en lasagne?, le sol se fait de plus en plus rare en ville, tandis que les déchets organiques sont abondants, et rarement valorisés.  Ces derniers sont ainsi mis à profit pour justement recréer un sol sain, riche, bien drainé et léger, même sur un sol bitumé (lorsque vous n’avez pas la possibilité de remettre à jours notre regrettée pleine terre).

Les habitants furent nombreux à cette atelier, qui  a donné naissance à une superbe butte, dorénavant sauvée de la destruction qui menaçait, comme suite à tant d’autres actions événementielles. Et oui, notre butte est bien pérenne!.

Les Monterelais sont prêt à reproduire l’expérience, à tirer profit des pelouses omniprésentes et rendre leur ville comestible, voir même autosuffisante ! (oui, osons! ) .